Textes et Poésies

Lundi 15 août 2011 1 15 /08 /Août /2011 14:30

Finis les faux semblants,

J’attise mes élans,

Vers de nouveaux hospices,

Sans attaches je glisse.

 

Finie l’auto censure,

Qui raillait mes blessures,

Ma plume libérée,

Rêve de s’aérée.

 

Finies les habitudes,

Je gagne en amplitude,

Ouverte aux horizons,

Désertés de cloisons.

 

La fin de mes prémices,

Le verbe un peu moins lisse,

Le début d’autre chose,

Où délayer ma prose.

 

© Gaël Dewally – 08/2011

Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 20:22

De subtiles rubans placés ici et là,

Quelques papiers d’argent pour accentuer l’éclat,

Tout est question d'effets mêlés de sujétion,

Pour manier brillamment l'art de l'élocution.

 

Laver son linge sale avec adoucissant,

Oubliés la javel et autres détachants,

Il faut savoir doser avec subtilités,

Pour maîtriser l'effet du « bien communiquer ».

 

Céder les raccourcis aux chemins détournés,

Puis d’un air détaché alors dodeliner,

Pour se placer d’emblé dans les petits papiers,

Rien ne vaut le cirage de quelques souliers.

 

Car l'art et la manière aux dires de certains,

De se faire apprécier dans les dîners mondains,

Résulte de ce dont on veut se prévaloir,

Et non de ce qui vit camouflé dans le noir.

 

 

© Gaël Dewally – 07/2011

Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 09:25

J'ai retiré mes points enfouis au fond des poches,

Et mes mains libérées ont dégagé la roche,

Qui s'était imbriquée tout autour de ma chaire,

En protégeant mon cœur dans un cocon de pierres.

 

Par quel heureux hasard ai-je pu m’insurger,

Pour me soustraire enfin à ce qui me figeait,

Révélant au grand jour et sans les camoufler,

Mes failles et blessures alors dissimulées.

 

Portée par le pouvoir de tant de véhémence,

J’émerge peu à peu de cette somnolence,

Où je déambulais, et ce je le déplore,

Sans même envisager de mettre un pied dehors.

 

Moi qui hier encor n’osais vous effleurer,

Craignant de dévoiler mes membres empierrés,

Aujourd'hui de mes doigts j'ose vous caresser,

Et mes bras se déploient jusqu'à vous enlacer.

 

 

© Gaël Dewally – 07/2011

Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies
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Jeudi 16 juin 2011 4 16 /06 /Juin /2011 22:20

 

J’effleure de mes doigts le pouvoir délicat,

D’apprivoiser la vie en tout anonymat,

Grisée par l’objectif, de mon observatoire,

J’engrange l’illustré de multiples histoires.

 

Au hasard des clichés, des moments révélés,

Se figent en un clic ces expressions volées,

Ces bonheurs capturés le cœur en bandoulière,

Un index suspendu aux scènes éphémères.

 

Lorsqu’un souffle léger de spontanéité,

Dévoile un premier plan criant de vérité,

Le plaisir en rafale est à portée de vue,

Sublimant l’expression libre de l’imprévu.

 

Quelque peu en retrait, postée le souffle court,

Je frôle du regard les formes aux alentours,

A l’affut du tableau, du spectacle visuel,

Qu’une infime seconde rendra éternel.

 

 

© Gaël Dewally – 06/2011

Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies
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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 17:04

 

J’ai ouvert les volets et le vent suspendu,

S’est engouffré le long de mes paumes tendues,

Ma peau s’est hérissée durant un court instant,

Et j’ai fermé les yeux pour arrêter le temps.

 

Ma bouche humidifiée a goûté au pollen,

Qui venait s'échouer dans sa course aérienne,

Au fin fond de ma gorge ou une inspiration,

L’avait ainsi contraint à finir sa mission.

 

Les membres en apnée j’ai contemplé l’instant,

Qui s’était arrêté dans le matin brulant,

Eprise de la vie qui doucement s’éveille,

Je suis restée ainsi accrochée au soleil.

 

Prisonnière du temps, proche de l’abandon,

J’ai rêvé éveillée de quitter l’amidon,

De ma chambre feutrée et ainsi m’évader,

Comme un grand cerf volant, libre vagabonder.

 

© Gaël Dewally – 04/2011

 

Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies
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