Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 09:25

J'ai retiré mes points enfouis au fond des poches,

Et mes mains libérées ont dégagé la roche,

Qui s'était imbriquée tout autour de ma chaire,

En protégeant mon cœur dans un cocon de pierres.

 

Par quel heureux hasard ai-je pu m’insurger,

Pour me soustraire enfin à ce qui me figeait,

Révélant au grand jour et sans les camoufler,

Mes failles et blessures alors dissimulées.

 

Portée par le pouvoir de tant de véhémence,

J’émerge peu à peu de cette somnolence,

Où je déambulais, et ce je le déplore,

Sans même envisager de mettre un pied dehors.

 

Moi qui hier encor n’osais vous effleurer,

Craignant de dévoiler mes membres empierrés,

Aujourd'hui de mes doigts j'ose vous caresser,

Et mes bras se déploient jusqu'à vous enlacer.

 

 

© Gaël Dewally – 07/2011

Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

  • : Au Coeur des Mots
  • Au Coeur des Mots
  • : Mon coeur est une éponge qui absorbe les vies et puis les retranscrit avant qu'elles ne s'oublient...
  • Contact
  • : 14/01/2010

Derniers Commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés