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J’ai ouvert les volets et le vent suspendu,
S’est engouffré le long de mes paumes tendues,
Ma peau s’est hérissée durant un court instant,
Et j’ai fermé les yeux pour arrêter le temps.
Ma bouche humidifiée a goûté au pollen,
Qui venait s'échouer dans sa course aérienne,
Au fin fond de ma gorge ou une inspiration,
L’avait ainsi contraint à finir sa mission.
Les membres en apnée j’ai contemplé l’instant,
Qui s’était arrêté dans le matin brulant,
Eprise de la vie qui doucement s’éveille,
Je suis restée ainsi accrochée au soleil.
Prisonnière du temps, proche de l’abandon,
J’ai rêvé éveillée de quitter l’amidon,
De ma chambre feutrée et ainsi m’évader,
Comme un grand cerf volant, libre vagabonder.
© Gaël Dewally – 04/2011
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