Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 12:11

 

Difficile à cerner, je fais et je défais,

Le tour de la question, tout me parait surfait

Un ricochet de  « oui » accompagné de « non »,

Qui raisonne en écho au rythme d’un canon.

 

C’est noir ou bien c’est blanc, on ne sait pas vraiment,

Le ton de dégradé change indifféremment,

A quoi bon s’atteler à déceler le vrai,

Du faux puisque au final tout redevient abstrait.

 

Je m’accroche au concret bien qu’il parait certain,

Qu’un tel énergumène soit bien trop cabotin,

Pour cerner le pouvoir du puissant phénomène,

Sur le petit cerveau qu’il perturbe et malmène.

 

Il semble qu’au final il serait de bon ton,

De ne pas s’attarder sur un tel avorton,

Qui change d’opinion au rythme de la lune,

Sans même être conscient d’une telle infortune.

 

 

© Gaël Dewally – 04/2011

Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies
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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 13:00

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ?
Si le chemin est droit, moi je veux bifurquer,
Et si attendre est la seule option,
Rapidement je presse mon inspiration.

Pourquoi imaginer une ligne tracée,
Que je m’évertuerais à suivre sans succès,
Quand je n’ai d’autres choix et même l’embarras,
Que d’aller m’embourber avec perte et fracas.

Alors je trace ma route de vertu,
Je tente une conduite inédite,
Pour que le verdict trouve sa suite,
Mais que dois-je faire de mon vécu ?

Mon coeur éparpillé aspire à s'installer,
Lui qui est de coutume enclin à s'emballer,
Dans le labyrinthe des sentiments mêlés,
Quand mon corps se complait à le déboussoler.

Affolé mais lucide, il est plus fidèle que moi,
Il s'accroche à un sourire et n'obéit qu'à une voix,
Celle de la passion, du désir et de l'amour,
Logique et sans raison il se perd dans les détours.

Mon corps écoeuré est sans rancoeur,
Il réprime éveillé son subconscient rêveur,
Epris de volupté surmontant la douleur,
Il s'accroche exténué aux battements de coeur.


© Cécile de Mecquenem/Gaël Dewally – 04/2011
Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 22:17

Mes mots n’ont de valeur,

S’ils n’ouvrent votre cœur,

Et l’encre de ma plume,

Coule telle une enclume,

Lorsque vos yeux sur eux,

Glissent comme un aveu.

 

Mes écrits n’ont de sens,

Nus de votre présence,

Et mes pages se froissent,

Réprimées par l’angoisse,

Que votre amour des lettres,

Puisse un jour disparaître.

 

Car de votre intérêt,

Pour mes pieds égarés,

Est naît mon goût des rimes,

Comme un désir ultime,

De clamer l’évidence,

De notre ressemblance.

 

De mes mots inspirés,

Vous êtes le secret,

Et je n’aurai de cesse,

D’être la poétesse,

Qui sème vos pensées,

Sans jamais renoncer.

 

 

© GD – 03/2011

 

Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 19:16

   

 

A l’aube du printemps aux rameaux bourgeonnés,

Doux rayon de soleil au pouvoir délicat,

Libère dans un souffle frissons et tracas,

Que le froid de l’hiver avait emprisonnés.

 

Quand le gris larmoyant cède place aux couleurs,

Et que la pluie n’est plus que goutte de chaleur,

La nature en éveil ravive enfin nos sens,

Aux multiples beautés de cette renaissance.

 

Qu’il est bon d’écouter le froissement du vent,

Qui tournoie en passant à l’horizon mouvant,

Aux couleurs infinies et subtiles senteurs,

Libérant un parfum au pouvoir enchanteur.

 

Comme un écho la vie brise enfin le silence,

Qui s’était installé dans cette somnolence,

Au rythme printanier des sillons dans les champs,

Où décline le temps sous le soleil couchant.

 

 

© GD – 03/2011

 

 

Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 09:25

 

 

On nous jauge on nous juge en toute impunité

Selon notre apparence et nos aspérités

Sans même envisager la possibilité

Qu’il suffirait parfois simplement de gratter

 

Pour alors découvrir un tout autre profil

Aux nombreux dégradés et nuances subtiles

Qui changerait la donne et mettrait en péril

Les jugements hâtifs et déductions débiles

 

En révélant ainsi aux yeux des coutumiers

La nature cachée de cet air renfrogné

Dont le premier abord quelque peu fortifié

Se verrait camoufler le parfait héritier

 

De tout ce que l’humain peut avoir de meilleur

Ne dit-on pas d’ailleurs que c’est avec le cœur

Qu’il faudra regarder pour capter l’intérieur

Quand l’angle de nos yeux nous induit en erreur…

 

 

© GD – 03/2011

Par Gaël - Publié dans : Textes et Poésies - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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