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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 17:23
J'écrivais n'importe où au gré de mes élans,
Les mots tourbillonnaient comme une feuille au vent,
Mon encre était légère aux subtiles manières,
Déversant de ses eaux un flux imaginaire.

Je respirais les mots de mes poumons avides,
Tout en me nourrissant de leurs pensées limpides,
Rien ne me distrayait plus que compter les pieds,
Comme un automatisme de balancier.

Je me baignais d'un monde où tout est poésie,
Ma vie n'y était plus que subtile ineptie,
Bercée d'alexandrins aux musiques légères,
Dont le rythme apaisant cachait mon univers.

Mes nuits étaient noyées par le flot recurrent,
Des mots qui m'enlassaient comme un fidèle amant,
Je ne cherchais rien d'autre que leur compagnie,
Ils distrayaient sans fin mes heures d'insomnie.

Désormais je suis la seule à mener la danse,
Les mots sont plus dociles et moins envahissants,
J'ai trouvé le remède à leurs bruits incessants,
Tout en me délectant de leur frêle opulence.

Gaël ~ 04/2013
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 16:14

Sur un petit coin de la table,
Il me plaît à vous raconter,
L'univers des conteurs de fables,
Aux mille et une vérités.

Il en existe tout un nid,
Ceux qui croient en leurs facéties,
Dont les mensonges n'ont d'égale,
La largesse de leur morale.

Car c'est sans le moindre complexe,
Qu'ils simulent avec souplesse,
Pirouettes et pieds de nez,
Les charlatans sont inspirés.

On en découvre tous les jours,
Et bien qu'ils nient chacun leur tour,
En clamant leur sincérité,
Ils ne peuvent pas nous duper.

La morale de cette histoire,
Est que quelque soit le pouvoir,
Il n'y a pas de vérité,
Qui ne soit jamais dévoilée.


Gaël ~ 04/2013
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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 00:00

Entre rimes et métaphores
Une amitié venait d'éclore
Telle une Aurore Boréale
Au dégradé original.

Virtuel et réalité
Peuvent parfois bien réunir
Les cris de personnalités
A la naissance d'un sourire.

Tes délires entremêlés
Ont à mon regard dévoilé
L'aisance de ton univers
Loin de mon horizon d'équerre.

Sans compter tes alexandrins
L'humilité de tes mots fins
Notre signe double d'importance
Car souvent comme toi je pense

A travers nos duos de styles
La fusion de nos mots subtils
Nos cœurs dévoilent sans effort
La richesse d'un tel trésor.

L'harmonie de nos deux plumes
Est un plaisir qui se résume
A l'alchimie décomplexé
De courbes entre-malaxées.



Co-écrit avec Cécile de Mecquenem

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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 00:00

Damnés, ne jamais s’éloigner,

De vos précieux petits papiers,

Sous peine d’aller au panier,

Sans avoir pu s’y abonner.

 

Un jour tu placardes la une,

Et demain comptes pour des prunes,

Il faut cartonner sur la pub,

Pour ne pas choir dans le Danube.

 

Anciennement bouffon du Roi,

Tu finiras comme un paria,

A te fourvoyer chaque jour,

Pour gagner ton rang dans la Cour.

 

La tête comme une girouette,

T’en pourras plus des galipettes,

Tu crèveras comme un vaut rien,

A qui l’on a lâché la main.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 00:00

 

Etre la moitié de soi même,

En naviguant sur les deux thèmes,

De sa propre complexité,

Vivre en deux mondes fragmentés.

 

La dualité est un fardeau,

Que je porte comme un bandeau,

Dans mon regard se réverbère,

L’étendue de mon Univers.

 

Etre deux êtres parallèles,

A ce jeu, malgré moi, j’excelle,

Quand mon « moi » dévoile sa gamme,

Je suis un curieux cryptogramme.

 

Pour me délivrer toute entière,

Je dois désamorcer ma guerre,

Choisir être et vouloir paraître,

Mes personnalités s’empêtrent.

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 00:00

 

Qui enflammerait mes sens,

Rien qu’en usant de sa présence,

Et d’instinct troublerait mon cœur,

Comme une rosée qu’on effleure.

 

Qui saurait sublimer les mots,

Au point de charmer mon cerveau,

Et m’apporterait la saveur,

D’un quotidien en profondeur.

 

Qui saurait comment me toucher,

Au propre comme au figuré,

Et dont la douceur naturelle,

Prendrait chacun de mes réveils.

 

Qui symbole de mon présent,

Mon futur et ma vie durant,

Deviendrait mon prince charmant,

Moi qui n’y croyais plus vraiment.

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 00:00

Dans mon crâne c’est le Bronx,

Un vrai capharnaüm,

Et même quand je pionce,

J’en ressens les symptômes.

 

Pas seulement linéaire,

J’évacue, je libère…

Bien que çà vous étonne,

Je grille mes neurones.

 

Bien rangée ou dérangée,

Trop classe ou déclassée,

C’est le fond du problème,

Complexe théorème.

 

Et si dans la question,

Se trouvait la solution,

Un peu désordonnée,

Là, juste sous mon nez ?

 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 00:00

Y a comme un vent de liberté

Qui s’engouffre dans mes pensées

Un petit goût acidulé

Qui se révèle à mon palais.

 

Pas un bruit de larsen

Mes courants m’appartiennent

Pas une interférence

Pour braver mes errances.

 

Sans que nul ne proteste

Mes émotions se grisent

Ma raison lâche prise

Mon coeur donne du leste.

 

Un petit grain de sable

Dans l’étendue immuable

De ce que désormais

Je pourrais sublimer.

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 14:30

Finis les faux semblants,

J’attise mes élans,

Vers de nouveaux hospices,

Sans attaches je glisse.

 

Finie l’auto censure,

Qui raillait mes blessures,

Ma plume libérée,

Rêve de s’aérée.

 

Finies les habitudes,

Je gagne en amplitude,

Ouverte aux horizons,

Désertés de cloisons.

 

La fin de mes prémices,

Le verbe un peu moins lisse,

Le début d’autre chose,

Où délayer ma prose.

 

© Gaël Dewally – 08/2011

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 20:22

De subtiles rubans placés ici et là,

Quelques papiers d’argent pour accentuer l’éclat,

Tout est question d'effets mêlés de sujétion,

Pour manier brillamment l'art de l'élocution.

 

Laver son linge sale avec adoucissant,

Oubliés la javel et autres détachants,

Il faut savoir doser avec subtilités,

Pour maîtriser l'effet du « bien communiquer ».

 

Céder les raccourcis aux chemins détournés,

Puis d’un air détaché alors dodeliner,

Pour se placer d’emblé dans les petits papiers,

Rien ne vaut le cirage de quelques souliers.

 

Car l'art et la manière aux dires de certains,

De se faire apprécier dans les dîners mondains,

Résulte de ce dont on veut se prévaloir,

Et non de ce qui vit camouflé dans le noir.

 

 

© Gaël Dewally – 07/2011

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